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Mobile, box, facture : ce qui change en octobre 2026

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Date Communiqué de Presse : 2 octobre 2026
Mobile, box, facture : ce qui change vraiment pour les abonnés en octobre 2026

Article rédigé en collaboration avec bisatel Telecom

Extinction de la 2G chez Orange et Free, service de relais téléphonique ouvert à toute heure, hausses et nouveaux frais chez certains opérateurs : octobre 2026 apporte plusieurs changements concrets pour les abonnés. Voici ce qu’ils signifient pour vos lignes, vos appareils et vos factures.

Octobre 2026 : trois changements à connaître pour vos lignes

Le 1er octobre marque une date charnière pour les abonnés de la téléphonie mobile et d’Internet en France. Il ne s’agit pas d’une réforme unique, mais de trois mouvements distincts qui touchent chacun une partie des clients : l’arrêt progressif du réseau 2G, un service de relais téléphonique pour les personnes sourdes et malentendantes qui devient disponible en permanence, et une série d’ajustements de prix et de frais annoncés par certains opérateurs.

Ces évolutions ont un point commun : elles se jouent dans les détails d’un abonnement. Une ligne peut rester active alors que le téléphone qui l’utilise ne fonctionne plus, un courrier de l’opérateur peut modifier un tarif sans que personne n’y prête attention, et un droit peut s’élargir sans que ses bénéficiaires en soient prévenus. Mieux vaut donc faire le point sur l’état de vos lignes avant que les échéances n’arrivent.

La 2G s’éteint : la ligne reste, le téléphone peut se taire

La 2G est la plus ancienne génération de réseau mobile encore en service. Elle permet seulement de téléphoner et d’envoyer des SMS, sans accès rapide à Internet. Orange l’arrête en France métropolitaine par étapes : une première vague a touché neuf départements du Sud-Ouest au printemps, puis la ville de Nice le 22 septembre. Viennent ensuite 44 départements le 6 octobre et 43 autres le 20 octobre, ce qui achève le déploiement en métropole. Selon les sources, les zones mal couvertes peuvent conserver la 2G jusqu’à la mi-décembre.

Free est concerné au même rythme, car son réseau 2G repose sur l’itinérance chez Orange, c’est-à-dire l’utilisation du réseau d’un autre opérateur, dans le cadre d’un contrat validé par l’Arcep qui court jusqu’à la fin de 2028. Chez SFR et Bouygues Telecom, les coupures sont annoncées entre la mi-novembre et la mi-décembre. La 3G, elle, doit s’arrêter à partir de 2028.

Le nombre de personnes concernées reste limité, mais il n’est pas négligeable : selon les chiffres cités par le Journal du Geek, 1,22 million de cartes SIM se trouvaient en mars 2026 dans des appareils qui ne fonctionnent qu’en 2G. Environ 910 000 autres équipent des appareils sans 4G, qui seront menacés à leur tour lors de l’arrêt de la 3G.

Comment savoir si votre téléphone est concerné

Wi-Fi coupé, regardez l’indicateur de réseau en haut de l’écran : « 2G », « E », « EDGE » ou « GSM » signalent un réseau 2G, tandis que « 3G », « H » ou « H+ » indiquent la 3G. Si votre téléphone propose la 4G, vérifiez aussi qu’elle est activée dans les réglages.

Un piège existe : certains téléphones 4G ne gèrent pas la VoLTE, la technologie qui permet de téléphoner via la 4G. Sans elle, les appels passent par la 2G ou la 3G, ce qui pose problème à mesure que ces réseaux ferment. Après la coupure, un appareil limité à la 2G affiche « Aucun service » et ne peut plus ni appeler ni envoyer de SMS. La ligne, elle, reste active : seul le téléphone doit être remplacé, avec des modèles 4G disponibles à partir de quelques dizaines d’euros.

Alarmes, téléassistance, ascenseurs : les objets oubliés

Le sujet ne se limite pas aux vieux téléphones. Alarmes, téléassistance pour personnes âgées, interphones, terminaux de paiement, capteurs, badges de télépéage ou ascenseurs utilisent eux aussi des cartes SIM pour transmettre leurs alertes. Selon les estimations relayées par JeChange, 232 000 ascenseurs fonctionnent en 2G et 58 000 en 3G, soit près de la moitié du parc français, et 180 000 dispositifs de téléassistance reposent sur la 3G contre 120 000 sur la 2G.

Le risque tient à la discrétion de la panne : rien ne prévient avant le jour où l’alerte devait partir. Selon les appareils, il faut changer le boîtier, parfois seulement la carte SIM, et un acteur spécialisé dans les cartes SIM pour traceurs et objets connectés peut aider à faire le tri.

Pour un ascenseur, la démarche passe souvent par le syndic : il suffit de demander une confirmation écrite au prestataire de maintenance et d’inscrire le sujet à l’ordre du jour de la prochaine assemblée de copropriété. Pour une alarme ou un dispositif de téléassistance, la même confirmation écrite auprès de l’installateur évite les mauvaises surprises.

Relais téléphonique : un droit étendu à toute heure

Le deuxième changement du 1er octobre concerne les personnes sourdes, malentendantes, sourdaveugles ou aphasiques. Un service de relais téléphonique leur permet d’appeler un service client grâce à un interprète ou à un transcripteur, qui traduit la conversation en direct entre l’écrit, la langue des signes et la voix. Depuis le 1er octobre 2026, ce service doit être disponible tous les jours, à toute heure, avec 5 heures d’utilisation gratuites par mois, contre 3 heures jusqu’au 30 septembre.

Jusqu’ici, le service fermait à 21 heures en semaine et le samedi à 13 heures. Un abonné concerné peut désormais joindre son opérateur pour une panne, une facture ou une résiliation le soir, la nuit ou le dimanche. L’obligation découle de la loi du 7 octobre 2016 pour une République numérique et de son décret d’application du 9 mai 2017, et ce service doit être fourni sans surcoût par rapport à une offre standard. Un autre décret, publié le 3 septembre 2026, encadre l’accessibilité dans l’accueil physique et en visioconférence, avec une application prévue au 1er mars 2027.

Hausses, frais, droit de refuser : lire ses courriers

Troisième mouvement : les ajustements de prix que certains opérateurs notifient par e-mail ou par courrier. Selon Selectra, Orange annonce ainsi à une partie de ses clients mobiles une hausse de 2 euros par mois, accompagnée d’une augmentation du volume de données, par exemple de 130 à 200 Go sur une offre 5G. Côté box, des frais d’envoi de 10 euros pour une Livebox ou un décodeur s’appliquent à partir du 16 novembre 2026, alors que l’envoi était jusqu’ici gratuit hors panne. La remise accordée aux nouveaux clients qui associent box et mobile passe, elle, de 10 à 5 euros par mois pendant 12 mois.

Le droit de l’abonné reste le point à retenir. Selon Selectra, un client peut refuser la hausse et conserver son tarif actuel, ou résilier sans frais jusqu’à quatre mois après l’entrée en vigueur de la modification, tant qu’il ne l’a pas expressément acceptée. Dans chaque courrier, trois informations comptent : la date d’application, le délai pour s’opposer et le montant exact. Conserver le message et comparer la facture suivante permet de vérifier que les nouvelles conditions sont bien celles qui ont été annoncées.

Trois gestes à faire dès maintenant

Le premier consiste à tester tous les téléphones du foyer, y compris le modèle de secours rangé dans un tiroir et celui d’un parent âgé, avant le 6 ou le 20 octobre chez Orange et Free, et avant la mi-novembre ou la mi-décembre chez SFR et Bouygues Telecom. Le deuxième est d’interroger les prestataires qui gèrent une alarme, une téléassistance ou un ascenseur, et d’obtenir leur réponse par écrit. Le troisième est d’ouvrir les courriers et e-mails de son opérateur, qui peuvent contenir un délai pour refuser une hausse.

Ces échéances se succèdent jusqu’en décembre, puis l’arrêt de la 3G, prévu à partir de 2028, ouvrira un nouveau chapitre. Suivre l’actualité des mobiles et de la connectivité reste le moyen le plus simple de ne pas se laisser surprendre par un changement qui touche à la fois une ligne, un appareil et une facture.