Rechercher
Ajouter un communiqué de presse Se connecter

HAROUNA ARTISTE — PRÉSENCE ET RETRAIT — SENSITIVE ART

Date Communiqué de Presse : 15 février 2026

Harouna Artiste contemporain basé à Paris, dans le 7ᵉ arrondissement où se situe son atelier, Harouna développe une peinture qui se tient volontairement à distance des catégories usuelles de la scène artistique contemporaine.

Son travail ne procède ni par narration ni par abstraction autonome. Il s’organise autour d’une écriture picturale fondée sur l’apparition puis le retrait de la figure.

Né au Burkina Faso, l’artiste ne mobilise pas l’origine comme sujet.
Elle demeure un point de départ, jamais un motif.
La peinture ne décrit pas une identité ; elle construit une présence.

Chaque œuvre s’élabore par soustraction.
La matière est déposée, reprise, effacée, jusqu’à atteindre un état d’équilibre où l’image cesse d’illustrer pour commencer à persister.
Ce qui se donne à voir n’est pas une scène mais une mémoire perceptive.

Cette pratique s’inscrit dans une approche d’art sensible — sensitive art.
La toile n’y représente pas le monde : elle active une expérience perceptive.
Le regard n’y cherche pas une information mais une durée.

Dans cet art sensible, la tension entre abstraction figurative et trace gestuelle constitue la structure même du travail.
La figure n’est jamais décrite.
Elle apparaît comme un phénomène de perception.

Les œuvres sont principalement présentées au sein de collections privées ou dans des contextes volontairement limités.
Cette retenue ne relève pas d’une stratégie de diffusion mais d’une nécessité de lecture : la peinture requiert une attention incompatible avec la circulation continue des images.

Dans un environnement artistique dominé par la production et la visibilité, Harouna développe une pratique lente.
Chaque toile agit comme un espace autonome, non reproductible dans l’expérience qu’elle propose.

Ainsi, l’art sensible — sensitive art — qu’il poursuit interroge la fonction même de la peinture contemporaine :
non plus représenter, mais laisser subsister.

La peinture devient alors moins un objet qu’un état de perception.

Certaines œuvres informent.
D’autres transforment.

Harouna