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IA agentique et réseaux 2026

e-commerce et assistants vocaux tels que Alexa, Siri
Date Communiqué de Presse : 12 février 2026
Le service IA client Bisatel passe en mode « pilote automatique »

En partenariat avec Bisatel Telecom et Kiwezo

En 2026, 97 % des opérateurs télécoms déploient ou évaluent des projets d’intelligence artificielle, selon le rapport NVIDIA « State of AI in Telecommunications 2025 ». Parmi eux, une nouvelle catégorie d’acteurs — les MVNO et MVNE comme Bisatel Telecom — intègre l’IA agentique à ses infrastructures en marque blanche pour automatiser le service client de bout en bout, sans intervention humaine sur les demandes courantes.

L’année 2025 a consacré l’IA générative dans les télécommunications. Les chatbots conversationnels, les résumés automatiques de tickets et les suggestions de résolution ont progressivement intégré le quotidien des centres de contact. Selon une étude Salesforce, 69 % des professionnels du service client affirment que leur entreprise utilise au moins une forme d’intelligence artificielle.

Mais 2026 marque une rupture. L’IA agentique ne se contente plus de répondre : elle observe, décide et agit. Contrairement à l’IA générative qui suit des scripts prédéfinis, ces systèmes autonomes sont capables de réfléchir, de planifier et d’exécuter des actions concrètes au sein des outils métiers — CRM, ERP, facturation, gestion réseau — pour traiter une demande de bout en bout.

Le marché reflète cette accélération. L’IA agentique devrait passer de 7,06 milliards de dollars en 2025 à 93,20 milliards en 2032. Cisco prévoit que d’ici 2028, près de 68 % des interactions de service client seront gérées intégralement par des agents IA autonomes. Gartner projette pour sa part que d’ici 2029, 80 % des demandes courantes seront résolues de manière autonome, avec une baisse de 30 % des coûts opérationnels.

97 % des opérateurs télécoms embarquent l’IA

Le rapport NVIDIA 2025, qui a interrogé plus de 450 professionnels du secteur à travers le monde, révèle l’ampleur de la transformation. La quasi-totalité des opérateurs (97 %) adopte ou évalue activement l’IA. Parmi les résultats les plus significatifs : 84 % des répondants déclarent que l’IA contribue à augmenter leur chiffre d’affaires annuel — contre 72 % en 2023 — et 77 % constatent une réduction des coûts d’exploitation.

L’enquête ServiceNow confirme cette dynamique : neuf dirigeants télécoms sur dix rapportent des gains de productivité grâce à l’IA. Plus de huit sur dix constatent une amélioration des marges brutes et de l’expérience client. Deutsche Telekom prévoit de générer 1,5 milliard d’euros de reveaux supplémentaires et de réduire ses coûts de 700 millions d’euros d’ici 2027 grâce à l’IA.

Bisatel : l’IA agentique au service des MVNO

Dans cet écosystème dominé par les géants, Bisatel Telecom — fournisseur MVNE (Mobile Virtual Network Enabler) spécialisé depuis plus de vingt ans dans les solutions en marque blanche — applique cette même logique d’automatisation à l’échelle des opérateurs virtuels.

Le principe est celui d’un service client en « pilote automatique ». L’IA agentique intégrée aux plateformes Bisatel traite les demandes entrantes — activation de cartes SIM et eSIM, gestion des forfaits, réclamations de facturation, diagnostic réseau — en interagissant directement avec les systèmes techniques. L’agent IA analyse la situation, identifie la cause du problème, choisit la solution adaptée et l’exécute. Si le cas dépasse son périmètre, il transfère automatiquement vers un conseiller humain avec le contexte complet de l’interaction.

Pour les entrepreneurs qui créent leur opérateur mobile via les solutions techniques Bisatel, cette automatisation change l’équation économique. Un MVNO lancé en Afrique de l’Ouest ou en Europe n’a plus besoin de dimensionner un centre d’appels dès le premier jour. L’IA absorbe le volume transactionnel — vérification de solde, changement de forfait, suivi de livraison — tandis que l’équipe humaine se concentre sur les cas complexes et la relation commerciale.

Le système multi-agents : la prochaine étape

Pour les organisations les plus avancées, 2026 voit émerger les architectures multi-agents. Plutôt que de confier toutes les tâches à un seul agent IA généraliste, les opérateurs mettent en place plusieurs agents spécialisés qui collaborent entre eux.

Concrètement, un agent de triage reçoit et analyse les demandes entrantes. Il les oriente vers un agent expert en facturation, un agent spécialisé dans le diagnostic réseau ou un agent dédié aux activations eSIM. Le tout communique dans un système d’orchestration qui permet de gérer des requêtes complexes impliquant plusieurs domaines — technique, commercial, logistique — en simultané.

Bouygues Telecom a illustré cette tendance en décembre 2025 en s’associant à ILLUIN Technology pour déployer des agents IA multimodaux — texte et voix — capables de fournir des informations, résoudre des problèmes et exécuter des actions directement dans les systèmes. Orange utilise déjà des agents IA dans son Network Operating Center (NOC) pour la supervision du réseau mobile, agrégeant les bases de connaissances, les tickets et les procédures techniques.

Le réseau auto-réparateur : l’IA qui anticipe les pannes

L’IA agentique ne se limite pas au service client. Dans les télécommunications, elle transforme la gestion des réseaux en passant d’un modèle réactif à un modèle proactif. Les systèmes analysent des milliards d’événements quotidiens pour identifier des configurations anormales et estimer la probabilité de pannes avant qu’elles ne surviennent.

Selon Sofrecom (filiale d’Orange), cette maintenance prédictive améliore concrètement le temps moyen de réparation (MTTR) et la productivité des équipes opérationnelles. L’IA déploie les correctifs 40 % plus rapidement que les équipes manuelles : une panne réseau qui nécessitait auparavant quatre heures de résolution est traitée en 96 minutes.

Pour un MVNO opérant via la plateforme Bisatel, cette capacité se traduit par une garantie de service renforcée. Les anomalies réseau sont détectées et corrigées avant que les clients ne les remarquent. Le réseau devient « auto-réparateur » — il n’attend plus qu’un ticket soit créé pour agir.

L’humain reste au centre du dispositif

L’automatisation n’élimine pas le facteur humain. Elle le repositionne. Selon McKinsey, 57 % des responsables de la relation client anticipent une augmentation des volumes de contacts dans les un à deux ans. L’IA absorbe le transactionnel et réduit l’effort, pendant que l’humain se spécialise sur l’exception, la négociation et les moments sensibles.

Les données confirment cette complémentarité. D’après une étude IBM d’octobre 2025, un dirigeant sur quatre disposait déjà d’agents IA capables d’agir de manière indépendante en 2025, et sept sur dix s’attendent à ce que cette capacité soit déployée d’ici fin 2026. Côté employés, 61 % anticipent une évolution significative de leur rôle en raison des nouvelles technologies, mais 81 % se disent confiants dans leur capacité à suivre le rythme.

L’enjeu réglementaire renforce cette nécessité. L’AI Act européen, entré en vigueur le 1er août 2024, vise une applicabilité générale au 2 août 2026. Gartner anticipe que l’Union européenne intégrera un « droit de parler à un humain » à sa législation d’ici trois ans. Les opérateurs, y compris les MVNO, ont donc tout intérêt à garantir cette option dès maintenant.

La confiance comme levier d’adoption

La technologie ne suffit pas. Zendesk souligne que 64 % des consommateurs se disent plus enclins à faire confiance à des agents IA perçus comme empathiques et bienveillants. Mais cette dimension relationnelle ne remplace pas le cadrage : expliquer quand l’IA intervient, permettre l’escalade vers un humain et garantir la traçabilité des décisions.

Pour les MVNO créés via des solutions en marque blanche, la qualité de la base de connaissances devient un actif stratégique. Une IA agentique ne compense pas une documentation floue, contradictoire ou obsolète. La performance du service client automatisé dépend directement de la structuration des motifs de contact, des procédures de résolution et des boucles de retour terrain.

Un avantage compétitif pour les opérateurs virtuels

Le passage à l’IA agentique redessine les rapports de force dans les télécommunications. Les MVNO, longtemps considérés comme de simples revendeurs, peuvent désormais offrir un service client de niveau comparable — voire supérieur — à celui des grands opérateurs, à une fraction du coût.

L’équation est simple : un MVNE comme Bisatel fournit l’infrastructure réseau, les outils de gestion et la couche d’IA agentique. L’entrepreneur apporte la vision commerciale, la connaissance du marché local et la relation client sur les cas à forte valeur ajoutée. L’IA gère le reste.

En 2026, le service client en « pilote automatique » n’est plus une promesse technologique. C’est un impératif concurrentiel pour les opérateurs qui veulent exister face aux mastodontes du secteur.

Sources :

  • NVIDIA, « State of AI in Telecommunications: 2025 Trends » (février 2025)
  • ServiceNow, « L’IA dans le secteur des télécommunications » (2025)
  • IBM Institute for Business Value, « L’ascension stratégique de l’IA agentique » (octobre 2025)
  • Bouygues Telecom / ILLUIN Technology, communiqué de presse (décembre 2025)
  • Sofrecom, « L’IA dans les télécoms, au-delà du hype » (2025)
  • PwC, « Faites de l’IA agentique un moteur d’expérience client » (novembre 2025)
  • Apizee, « Relation client : les tendances à ne pas manquer en 2026 » (février 2026)
  • FidUp, « Tendances 2026 de la relation client » (janvier 2026)
  • Salesforce, « State of Service » (2025)
  • Gartner, prévisions IA agentique et relation client (2025)