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Décarbonation des bâtiments : l’aluminium, ce levier carbone encore sous-estimé

Date Communiqué de Presse : 11 février 2026

Echange avec Vincent Bes, directeur commercial WICONA France

L’aluminium est-il vraiment un levier de décarbonation encore sous-estimé ?

 

Le cadre réglementaire évolue rapidement. Dès cette année, le renforcement du Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (CBAM) et l’arrivée du passeport européen des matériaux viennent s’ajouter à des dispositifs déjà structurants : RE2020, taxonomie verte, labels environnementaux comme BREEAM, LEED ou HQE. Pour les maîtres d’ouvrage comme pour les architectes, le bas carbone n’est plus une option : c’est désormais une composante structurante du projet.

Et pourtant, un paradoxe persiste. Lorsqu’on parle de décarbonation, l’attention se focalise presque exclusivement sur la structure du bâtiment ou par l’usage du bois — tandis que la façade reste largement sous-estimée. L’aluminium en particulier souffre d’idées reçues tenaces.

Côté façade, l’inconscient collectif attribue volontiers au verre un rôle majeur dans la décarbonation, au détriment de l’aluminium. Or cette perception est erronée. En France, un verre standard de 4 mm représente environ 12 kg de CO₂e/m² de façade. Les meilleures versions décarbonées descendent autour de 6kg de CO₂e/m². (Source : industriels du verre AGC / ST GOBAIN[1]).

L’aluminium pèse lourd dans le bilan carbone d’une façade : en moyenne 75 kg de CO₂e/m² de façade pour l’aluminium bâtiment produit et consommé en Europe (source : International Aluminium Institute). Selon l’Ifpeb, la façade peut représenter jusqu’à 25 % du carbone total d’un bâtiment. C’est donc là que l’effet de levier est le plus important.

Les alliages bas carbone Hydro CIRCAL en aluminium recyclé changent radicalement la donne. Avec Hydro CIRCAL® 75R, l’empreinte carbone chute à 23 kg CO₂e/m² de façade, soit environ 50 kg économisés par m² de façade par rapport à un aluminium standard.

Avec Hydro CIRCAL® 100R, issu à 100 % d’aluminium recyclé post-consommation, elle tombe à seulement 6 kg CO₂e/m², réduisant l’impact carbone de près de 70 kg par m².

La combinaison la plus performante consiste à associer un verre bas carbone à de l’aluminium CIRCAL 100R : l’empreinte globale devient alors équivalente, voire inférieure à celle d’une menuiserie bois (sources : INIES, FDES WICONA / AGC / Saint‑Gobain).

L’enjeu est clair : replacer la façade aluminium au cœur de la réflexion carbone, chiffres à l’appui, et démontrer son impact réel sur le bilan environnemental global du bâtiment.

 

 

Ce discours commence-t-il à être entendu par les prescripteurs et les investisseurs ?

Oui, clairement. Même si notre discours est inchangé depuis trois ans, le contexte a évolué. La RE2020, et surtout ses paliers 2028, impose des exigences carbone de plus en plus strictes.

À horizon 2028, les bureaux devront atteindre 710 kg CO₂e/m² (contre 980 aujourd’hui) et les bâtiments d’enseignement 680 kg CO₂e/m² (contre 900).

Dans ce contexte, chaque kilogramme de CO₂ compte. Quand on démontre qu’avec de l’aluminium recyclé Hydro CIRCAL® 100R, l’impact carbone de la façade peut être divisé par dix, le message résonne fortement, notamment auprès des foncières et des investisseurs.

Ces acteurs recherchent des actifs durables et conformes aux trajectoires réglementaires, attractifs pour les utilisateurs, à faible risque carbone et fiscal et capables de préserver, voire d’augmenter leur valeur dans le temps. Le choix de solutions décarbonées contribue à renforcer la valeur immobilière des actifs, à améliorer leur rentabilité d’exploitation et à sécuriser leur performance sur le long terme.

Sur le plan financier, ces projets bénéficient également d’une meilleure capacité de financement : les actifs conformes aux exigences environnementales sont mieux valorisés par les établissements bancaires et les investisseurs, qui intègrent de plus en plus ces critères dans leurs analyses de risque.

Pour un donneur d’ordre, le surcoût lié à l’utilisation de nos solutions en aluminium 100 % recyclé post-consommation— représentant environ 4 à 5 % du prix fourni-posé — est rapidement amorti, grâce à la durabilité des menuiseries en aluminium, à leur faible besoin de maintenance et à la sécurisation réglementaire des projets.

 

 

Vous évoquez un regret : le fait que la RE2020 ne concerne que le neuf. La rénovation reste le grand angle mort du carbone ?

 

C’est effectivement un point de vigilance majeur. Le marché du bâtiment est aujourd’hui largement tiré par la rénovation, mais celle-ci n’est pas soumise aux exigences carbone de la RE2020. Le décret tertiaire encadre bien la réduction des consommations énergétiques, mais il ne traite pas du volet carbone des matériaux. Nous le regrettons.

C’est précisément pour répondre à cet enjeu que nous avons lancé, il y a 18 mois, une démarche 100 % circulaire, de chantier à chantier. Elle consiste à déposer et collecter les anciennes menuiseries aluminium, les recycler, et les remplacer par des menuiseries en Hydro CIRCAL® 75R ou 100R. Cette approche en boucle fermée a déjà été mise en œuvre sur des projets emblématiques, comme le siège de la CFDT et l’immeuble de bureaux The Line pour la foncière Covivio, à Paris et d’autres en région. D’autres opérations sont en cours d’étude.

En France, où les bâtiments sont déjà très performants sur le plan énergétique, le choix des matériaux devient déterminant. D’où l’importance d’une collaboration précoce entre industriels, architectes, bureaux d’études et maîtres d’ouvrage pour optimiser l’impact carbone sans dérapage économique.

 

 

Comment éviter que la décarbonation ne reste un simple discours marketing ?

 

La décarbonation ne peut pas reposer sur des slogans. Ce qui fait la différence, c’est la preuve. Pour nous, aucune affirmation n’a de valeur si elle n’est pas mesurée, vérifiée et opposable. C’est pourquoi nous fournissons systématiquement des FDES certifiées et vérifiées par des tiers indépendants.

Ces documents garantissent la traçabilité et l’exactitude de nos données carbone, et permettent d’objectiver l’impact réel de nos menuiseries, du choix des matériaux jusqu’aux financements. Sans cette transparence et cette rigueur, indispensable pour les maîtres d’ouvrage comme pour les investisseurs la décarbonation resterait qu’un discours. Nous, nous la démontrons.

Nos solutions WICLINE NG disposent parmi des FDES les plus performantes du marché, intégrant en option les vitrages bas carbone de nos partenaires AGC Glass Europe et Saint-Gobain Glass France. Cela se traduit par des fenêtres affichant jusqu’à 51 kg CO₂e/kg d’aluminium avec Hydro CIRCAL® 100R. Aujourd’hui, toutes nos solutions standard intègrent par défaut, sans surcoût ni minimum de commande, de l’aluminium recyclé post-consommation Hydro CIRCAL® 75R.

Notre démarche globale de la décarbonation et de l’économie circulaire a récemment été reconnue par EcoVadis, qui classe WICONA parmi les 15 % des entreprises les plus performantes au monde en matière de durabilité. Pour nos clients, c’est la garantie de travailler avec un partenaire : fiable et transparent, aligné avec les exigences réglementaires et les labels environnementaux, capable de fournir des données robustes, notamment dans le cadre de la CSRD.

[1] Source verre :AGC / ST Gobain : respectivement 5,5 kg et 6,64 kg, soit une moyenne à 6 kg pour les 2.

 

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