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Création entreprise E-commerce en 2026  micro-entreprise ou SASU

quel statut juridique choisir un e-commerce
Date Communiqué de Presse : 27 janvier 2026
Le guide pour choisir son statut juridique

En partenariat avec Kiwezo

Des milliers de Français se lancent chaque année dans le commerce en ligne. En 2026, deux statuts juridiques dominent les créations d’entreprise dans ce secteur : la micro-entreprise et la SASU. Ces deux formes présentent des avantages et des contraintes distincts selon le profil de l’entrepreneur, son chiffre d’affaires prévisionnel et ses ambitions de développement. Le choix entre ces deux options conditionne la fiscalité, la protection sociale et les perspectives de croissance de l’activité.

Le e-commerce français poursuit sa croissance

Le marché du commerce électronique en France représente désormais plus de 150 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel. Cette progression continue attire de nombreux entrepreneurs, qu’ils soient jeunes diplômés, salariés en reconversion ou créateurs d’une activité complémentaire. Les plateformes de vente en ligne, les réseaux sociaux et les outils de gestion facilitent aujourd’hui le lancement d’une boutique en ligne.

Les données de l’INSEE confirment cette tendance. En 2025, plus de 80 000 entreprises se sont créées dans le secteur du commerce de détail en ligne. Ce chiffre marque une hausse de 12 % par rapport à l’année précédente. La crise sanitaire a durablement modifié les habitudes de consommation et encouragé l’essor des achats sur internet.

Avant de vendre le premier produit, le futur e-commerçant doit choisir un statut juridique adapté à son projet. Cette décision initiale structure l’ensemble de l’activité. Des plateformes spécialisées comme Kiwezo accompagnent les entrepreneurs dans cette démarche en proposant un accompagnement global, du choix du statut à la mise en place opérationnelle.

La micro-entreprise : simplicité et accessibilité

La micro-entreprise constitue le statut le plus répandu parmi les créateurs d’activité e-commerce. Ce régime séduit par sa simplicité administrative. L’immatriculation s’effectue en ligne en quelques minutes via le guichet unique de l’INPI. Aucun capital social n’est requis. La comptabilité se limite à un livre des recettes et un registre des achats pour les activités de vente.

Le régime fiscal de la micro-entreprise repose sur un abattement forfaitaire. Pour les activités de vente de marchandises, l’administration applique un abattement de 71 % sur le chiffre d’affaires. L’entrepreneur paie des cotisations sociales calculées sur son chiffre d’affaires réel, au taux de 12,3 % pour la vente de produits. Ce système de prélèvement proportionnel évite les mauvaises surprises en cas de revenus irréguliers.

Le plafond de chiffre d’affaires pour les activités de vente s’établit à 188 700 euros pour 2026. Ce seuil convient à de nombreux projets de e-commerce débutants ou à taille humaine. En cas de dépassement deux années consécutives, l’entrepreneur bascule automatiquement vers un régime réel d’imposition. Cette transition implique des obligations comptables plus lourdes.

La franchise en base de TVA constitue un autre avantage du régime. Jusqu’à 91 900 euros de chiffre d’affaires, le micro-entrepreneur ne facture pas de TVA à ses clients. Cette exemption simplifie la gestion et améliore la compétitivité tarifaire face aux concurrents assujettis.

La micro-entreprise présente néanmoins des limites. L’entrepreneur engage son patrimoine personnel en cas de dettes professionnelles, bien que la résidence principale soit désormais protégée par défaut. La déduction des charges n’est pas possible, ce qui pénalise les activités nécessitant des investissements importants. L’accès au crédit bancaire reste également plus difficile qu’avec une société.

La SASU : protection et perspectives de développement

La société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) constitue l’alternative privilégiée pour les projets e-commerce ambitieux. Cette forme juridique crée une personne morale distincte de l’entrepreneur. Le patrimoine personnel du dirigeant se trouve ainsi protégé des créanciers professionnels, dans la limite de son apport au capital.

La SASU offre une grande flexibilité dans la rémunération du dirigeant. Celui-ci peut choisir de se verser un salaire, des dividendes, ou une combinaison des deux. Cette souplesse permet une optimisation fiscale en fonction de la situation personnelle et des résultats de l’entreprise. Le président de SASU bénéficie du régime général de la Sécurité sociale, avec une couverture proche de celle des salariés classiques.

La création d’une SASU implique des formalités plus lourdes. La rédaction des statuts nécessite une attention particulière. L’entrepreneur doit déposer un capital social, dont le montant minimum s’élève à un euro symbolique, bien que les banques et partenaires préfèrent un capital plus conséquent. L’immatriculation au registre du commerce génère des frais d’environ 250 euros.

La comptabilité d’une SASU répond à des obligations plus strictes. L’entreprise doit tenir une comptabilité en partie double, établir des comptes annuels et les déposer au greffe du tribunal de commerce. Le recours à un expert-comptable représente un coût supplémentaire, généralement compris entre 1 500 et 3 000 euros par an pour une activité e-commerce de taille modeste.

L’imposition des bénéfices s’effectue par défaut à l’impôt sur les sociétés. Le taux réduit de 15 % s’applique jusqu’à 42 500 euros de bénéfices annuels. Au-delà, le taux normal de 25 % prend le relais. Le dirigeant peut opter pour l’imposition à l’impôt sur le revenu pendant les cinq premières années d’existence de la société.

Le sourcing des produits : une étape déterminante

Quel que soit le statut choisi, la réussite d’une activité e-commerce repose sur la qualité de l’approvisionnement. Les plateformes de sourcing e-commerce permettent aux entrepreneurs de trouver des fournisseurs fiables et des produits adaptés à leur marché cible. Cette étape conditionne les marges, la satisfaction client et la pérennité de l’activité.

Le choix du statut influence directement les relations avec les fournisseurs. Une SASU inspire davantage confiance aux grossistes et fabricants qu’une micro-entreprise. Les conditions de paiement négociées peuvent varier selon la forme juridique. Les achats importants auprès de fournisseurs étrangers s’avèrent également plus simples avec une société disposant d’un numéro de TVA intracommunautaire.

La diversification comme levier de croissance

Les entrepreneurs les plus innovants explorent de nouvelles pistes de diversification. Le secteur des télécommunications offre des opportunités méconnues. Des acteurs comme Bisatel permettent désormais de créer une activité de revente de services télécom. Cette diversification génère des revenus récurrents complémentaires à l’activité e-commerce principale.

Le développement d’une marque télécom mobile eSIM représente une option intéressante pour les e-commerçants disposant déjà d’une base clients établie. Ce type de projet nécessite généralement une structure en société pour assumer les engagements contractuels avec les opérateurs partenaires.

Les critères de choix selon le profil de l’entrepreneur

Le chiffre d’affaires prévisionnel constitue le premier critère de décision. Un projet visant moins de 100 000 euros de ventes annuelles s’accommode parfaitement du régime micro-entrepreneur. Au-delà, la SASU devient souvent plus avantageuse, notamment grâce à la déduction des charges réelles.

Le niveau de charges prévisibles influence également le choix. Une activité de dropshipping avec des marges réduites supporte mal le forfait de la micro-entreprise. À l’inverse, un créateur vendant ses propres créations avec peu de frais tire profit de la simplicité du régime micro.

La situation personnelle de l’entrepreneur entre en compte. Un salarié souhaitant tester une idée en parallèle de son emploi privilégie généralement la micro-entreprise. Un créateur quittant son poste pour se consacrer pleinement à son projet e-commerce peut préférer la protection sociale renforcée de la SASU.

Les perspectives d’association méritent réflexion. La micro-entreprise reste par nature individuelle. La SASU peut accueillir de nouveaux associés par simple modification des statuts, se transformant alors en SAS. Cette évolutivité facilite l’entrée d’investisseurs ou de partenaires.

Les erreurs à éviter lors du choix du statut

Choisir la micro-entreprise uniquement pour sa simplicité sans évaluer les conséquences fiscales constitue une erreur fréquente. Un e-commerçant avec 150 000 euros de chiffre d’affaires et 100 000 euros de charges paie davantage d’impôts en micro-entreprise qu’en SASU, car l’abattement forfaitaire ne reflète pas la réalité économique de son activité.

Opter pour la SASU par effet de mode représente l’écueil inverse. Les coûts de gestion annuels absorbent une part significative des bénéfices d’une petite activité. Un chiffre d’affaires inférieur à 50 000 euros justifie rarement ce choix sur le plan économique.

Négliger la protection sociale dans l’équation conduit à des déconvenues. Le micro-entrepreneur cotise peu et bénéficie d’une couverture limitée, notamment pour la retraite. Le président de SASU paie des charges plus élevées mais accumule des droits à la retraite et à l’assurance maladie plus conséquents.

Sous-estimer les obligations déclaratives de la SASU génère également des difficultés. Les retards dans les déclarations fiscales et sociales entraînent des pénalités. L’absence de dépôt des comptes annuels peut conduire à une radiation du registre du commerce.

Statut juridique entreprise, un choix réversible mais structurant

Le passage de la micro-entreprise à la SASU reste possible à tout moment. Cette transition implique néanmoins des formalités et des coûts, notamment la rédaction des statuts et les frais d’immatriculation. L’inverse s’avère plus complexe : fermer une SASU pour créer une micro-entreprise suppose de liquider la société existante.

Les experts recommandent de projeter l’activité sur trois ans avant de trancher. Une analyse réaliste du chiffre d’affaires potentiel, des charges prévisibles et des objectifs personnels guide vers le statut le mieux adapté. Les chambres de commerce et d’industrie proposent des permanences gratuites pour accompagner les créateurs dans cette réflexion.

Le statut juridique ne fait pas le succès d’une activité e-commerce. La qualité des produits, la pertinence du positionnement et l’efficacité de la stratégie commerciale restent les véritables facteurs de réussite. Le bon statut facilite néanmoins la gestion quotidienne et optimise la rentabilité de l’entreprise sur le long terme.