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Avishai Cohen en concert à l’Olympia le 4 avril 2011

Date Communiqué de Presse : 11 mars 2011

Les ventes pour le concert d’Avishai Cohen le 4 avril à l’Olympia sont ouvertes. Rendez-vous sur www.olympiahall.com pour acheter vos places.

Sur son dernier disque en trio « Gently Disturbed », ultime opus publié sur le label qu’il a fondé (Razdaz Recordz) avant sa signature chez Blue Note, Avishai Cohen clôturait comme un symbole le banquet musical par une pièce baptisée Structure in Emotion – une mélodie qui lui tient à coeur puisqu’elle figurait déjà sur le premier disque qu’il enregistra pour sa propre structure dès 2003, « Lyla ». Car si la musique d’Avishai Cohen délivre un torrent d’émotion(s), jamais elle ne verse dans la guimauve, dans le lyrisme déplacé ou l’art pompier. Non, la structure des morceaux, leur architecture intime, se révèle surprenante, à rebondissements, à retardement comme on le dirait d’une bombe mélodique pacifique et salvatrice. Ses compositions retiennent l’émotion en bride pour mieux la faire fleurir, pour que son énergie ne se perde pas dans la route qui la mène aux tympans des auditeurs. Avec « Seven Seas », le natif de Jérusalem installé aujourd’hui à Tel Aviv devenu l’un des jazzmen les plus populaires de cette dernière décennie pousse cette démarche artistique à son comble.

SAC A MALICES…
On avait laissé l’an dernier Avishai Cohen avec « Aurora », son premier disque chez Blue Note. Avec cet opus au charme enivrant, le contrebassiste, compositeur, pianiste et arrangeur ajoutait une nouvelle corde (vocale) à son art déjà (très) protéiforme : le chant, un talent qu’il avait discrètement disséminé sur certains de ses disques, mais qu’il affirmait pour la première fois haut et fort. Avec « Aurora », l’Israélien prenait tout le monde de court, public et spécialistes dans le même sac à malices. Si la musique traditionnelle juive irriguait depuis longtemps ses compositions sans frontières (stylistiques et continentales), « Aurora » présentait le talent d’Avishai Cohen sous un jour nouveau : derrière le compositeur au lyrisme baladeur, derrière l’instrumentiste phénoménal, derrière la bête de scène faramineuse, derrière celui que Chick Corea qualifie de génie, derrière le musicien que Down Beat définit comme un visionnaire du jazz, se cachait un vocaliste délicat et au parfum cosmopolite, entre cultures hébraïques et arabo-andalouses. « Aurora » semblait constituer un tournant dans la discographie de l’artiste, mais aussi la consolidation d’un véritable cocon musical en construction depuis des années et symbolisé par son travail de producteur chez Razdaz Recordz, structure qu’il a créée après avoir fait les beaux jours de Stretch Records, le label de Chick Corea.
Avec « Seven Seas », le contrebassiste franchit un nouveau palier dans son ascension artistique. A 40 ans, on pourrait parler du fameux « album de la maturité », si cela ne véhiculait pas une connotation si « sérieuse ». Non, on n’est pas sérieux à 40 ans, et Avishai Cohen conserve toujours son côté « gently disturbed ». Parlons alors plutôt de l’album de la mixité et peut-être que nous approcherons de la réalité d’un disque-odyssée: avec son titre sous forme de clin d’oeil aux légendaires “Sept Mers”, “Seven Seas” s’impose comme l’aventure la plus palpitante et riche en rebondissements de la discographie du musicien israélien.